Samsonguy's Blog

aider les accidentés du travail du mieux que je le peux tous les jours

Surdité professionnelle


Je souffre de surdité professionnelle

Voici les étapes que j’ai suivies pour faire reconnaître ma surdité professionnelle.

J’ai travaillé dans une grosse imprimerie de 1982 à 1997 année ou j’ai eu mon accident de travail. Il y avait énormément de bruit dans cette usine. Les compresseurs qui fonctionnaient presque 24 heures sur 24, le bailer ( collecteur de poussière) qui menait parfois un véritable vacarme, les hoses à air branchées sur les machines ou celles utilisées pour faire du nettoyage, différents outils pneumatiques, les presses, les brocheuses sur lesquelles je travaillais, etc.

Il y a eu différents tests de bruit effectués à différentes années. Les bouchons ou coquilles étaient obligatoires à certains endroits surtout vers la fin de mon contrat. J’avais beaucoup de difficulté à utiliser les bouchons au début et ça m’a pris longtemps avant de pouvoir les porter tout en étant à l’aise pour parler.

Mon médecin traitant a remplis une demande de consultation en audiologie en juin 2007 et j’ai finalement eu un rendez-vous le 29 janvier 2009. Comme vous le voyez, les délais sont très longs dans cette discipline.

29 janvier 2009

J’ai passé le test d’audition qui a démontré que je n’entends presque plus les sons de la parole. Mon diagramme de l’évaluation n’était pas bien beau. Mes tests ne sont pas très bons, je commence à entendre les sons bien après ceux qui ont une bonne audition. Et le pire, dans la zone de la bouche, correspondant à lorsque je discute avec des gens, je n’ai presque pas de bons points! Ce n’est pas pour rien que je fais toujours répéter les gens. Je suis sourd et j’ai besoin de deux appareils pour bien entendre. Pour avoir les deux, il faut que je fasse une demande à la CSST ! Eh oui car c’est en travaillant 15 ans au bruit que j’ai brisé mon audition. Si jamais la CSST refuse, je devrai passer par la régie de l’assurance maladie du Québec qui ne rembourse qu’un seul appareil et les prix sont de $1300 par appareil pour les appareils non pas de bas de gamme mais juste au dessus. Et selon celle qui m’a fait passer les tests, un seul appareil ne changerait pas grand chose pour moi.

Le 9 février 2009,

J’ai reçu le rapport d’audiologie passé à l’hôpital et je dois demander à mon médecin traitant de me faire voir par un ORL.

Le 2 mars 2009,

Je rencontre un ORL dans une clinique. Elle a tout simplement regardé mes oreilles avec un appareil et c’est tout. Elle a ensuite rempli les attestations médicales pour la CSST et elle m’a remis le formulaire de réclamation du travailleur que j’ai dû remplir moi-même car elle semblait très pressée. La visite s’est terminée en 15 minutes au maximum. Elle n’avait pas grand chose à faire car la spécialiste rencontrée à l’hôpital a fait un travail remarquable et a rempli les formulaires et l’historique pour tous les intervenants futurs.

Le 30 mars 2009

Je reçois aussi un nouveau formulaire de la CSST pour mes problèmes d’audition. Il s’agit du formulaire annexe pour maladie professionnelle surdité. Je dois remplir ce formulaire qui traîte de mes emplois, des outils utilisés, de tout ce qui faisait du bruit dans l’usine etc.

Le 16 juin 2009

Je reçois du courrier de la CSST. Il s’agit des documents disant que la CSST accepte de payer pour mes deux prothèses auditives et que j’en ai réellement besoin. Il est aussi question d’un DAP pour ma perte d’audition. Ma surdité est reconnue à partir du 29 janvier 2009. Le DAP est de 5% et à ce montant s’ajoute 0.75% pour les douleurs et la perte de jouissance de la vie, ce qui fait un total de 5.75% de déficit pour atteintes permanentes. Le pourcentage du DAP me donne droit à $3 991.59 plus les intérêts à partir de la date de réception de ma réclamation par la CSST. Le diagnostic en est un de Surdité neurosensorielle bilatérale.

Le 22 juin 2009

J’ai choisi le groupe Forget comme audioprothésiste.

Nous avons discuté pendant une heure et j’ai pu poser toutes mes questions. J’ai choisi le genre de prothèse que je souhaite avoir ainsi que la couleur. Ces prothèse ne nécessitent pas de moulage pour faire des empreintes ce qui veut dire que le délai d’attente est beaucoup moins long. Je devrais avoir un rendez-vous d’ici deux semaines afin d’aller chercher mes prothèses et pour que Nicole puisse me les ajuster au niveau du bruit. Ces prothèses coûtent environ $1400 chacune et elle me dit que depuis deux ans, la CSST a un excellent programme à ce niveau. Elle m’a même montré le logiciel qui sera utilisé pour l’ajustement de mes prothèses pour le bruit. Les piles, ajustement et plus seront toujours gratuits. Une chance car une pile a une durée d’environ 10 jours et j’en ai deux à remplacer à chaque fois.

Le 29 juin 2009

C’est cette journée que je devrais avoir mes prothèses auditives. La suite…………………………………….lundi. J’ai eu mes prothèses auditives et j’en avais vraiment besoin. J’entends des sons et des bruits que je n’avais pas entendu depuis très très longtemps. Le modèle que j’ai choisi est agréable à porter et assez facile à installer.



26 juin 2009 Publié par | CSST | , , , | Un commentaire

La décision qui brisa ma vie à jamais


Pour faire suite à ce sujet: Voici pourquoi je ne touche plus un sou depuis le 30 mars 2005

Voici la décision rendue par la commissaire Lise Collin le 17 mars 2005 et qui brisa ma vie sad.gif

En lisant cette décision, gardez en mémoire qu’à cette époque (2005), je prenais des narcotiques (morphine) en plus d’autres médicaments. Que je marchais difficilement avec une cane car je n’avais pas encore mon déambulateur. Que je faisais des chutes à répétition tous les jours. Que la machine sur laquelle je travaillais, n’est pas celle décrite dans la décision. La machine devait mesurer près de 65 pieds de longs et que je devais me déplacer constamment afin de faire des ajustements sur cette machine souvent en mouvement. Je devais grimper sur la machine, me coucher en dessous etc…..Et sur cette machine, il y avait plusieurs couteaux en mouvement. Des lames de de plus de 30 pouces et souvent non recouvertes par des gardes car il fallait que la production se fasse rapidement.

La décision:

COMMISSION DES LÉSIONS PROFESSIONNELLES

Drummondville

Le 17 mars 2005

Région : Centre-du-Québec

Dossier :242834-04B-xxxx

Dossier CSST xxxx59864

Commissaire :Lise Collin

Membres : René Pépin, associations d’employeurs

Yvon Martel, associations syndicales

Guy Samson – Partie requérante
Et
Groupe Transcontinental – Partie intéressée

DÉCISION

______________________________________________________________________

[1] Le 7 septembre 2004, monsieur Guy Samson (le travailleur) dépose à la Commission des lésions professionnelles une requête par laquelle il conteste une décision rendue le 20 août 2004 par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), dans le cadre d’une révision administrative.

[2] Par cette décision, la CSST confirme sa décision initiale du 31 mars 2004 et déclare que le travailleur est capable d’exercer son emploi prélésionnel à compter du 30 mars 2004 et qu’il continuera à avoir droit à l’indemnité de remplacement du revenu au plus tard jusqu’au 30 mars 2005 puisque son emploi n’est plus disponible et qu’il est à la recherche d’un emploi semblable.

[3] Le travailleur est présent et représenté à l’audience tenue le 3 mars 2005 devant la Commission des lésions professionnelles. Groupe Transcontinental (l’employeur) n’est pas représenté.

L’OBJET DE LA CONTESTATION

[4] Le travailleur demande à la Commission des lésions professionnelles de déclarer qu’il n’est pas capable de faire le travail qu’il faisait avant la survenance de la lésion professionnelle.

L’AVIS DES MEMBRES

[5] Le membre issu des associations syndicales est d’avis d’accueillir la contestation du travailleur. Son témoignage non contredit démontre que le poste de travail visité par l’agent de la CSST ne correspond pas au poste qu’il occupait réellement. La description de tâches que fait le travailleur à l’audience démontre qu’il s’agit d’un travail exigeant sur le plan physique et la condition actuelle du travailleur n’est pas compatible avec l’exécution de ce travail. De plus, les médicaments qu’il prend l’empêchent d’être en mesure d’exécuter un tel travail.

[6] Le membre issu des associations d’employeurs est d’avis de rejeter la contestation du travailleur. Son témoignage ne lui paraît pas crédible. L’examen objectif du membre du Bureau d’évaluation médicale révèle une discordance dans les limitations lombaires observées en positions assise ou debout. De plus, les limitations fonctionnelles émises parlent toujours de mouvements répétitifs, ce que le travailleur n’a pas à faire dans l’exécution de son travail. Quant à l’opinion du docteur Ouellet, médecin ayant charge du travailleur, qui se prononce sur l’incapacité du travailleur à exercer son emploi, le membre la considère peu solide puisque le médecin n’a pas visité le poste de travail.

LES FAITS ET LES MOTIFS

[7] La Commission des lésions professionnelles doit décider si le travailleur est capable d’exercer son emploi prélésionnel.

[8] Après avoir pris connaissance de la preuve et reçu l’avis des membres issus des associations syndicales et d’employeurs, la Commission des lésions professionnelles conclut que le travailleur est capable d’exercer son emploi prélésionnel. Cette conclusion repose sur les éléments suivants.

[9] Le travailleur est opérateur-brocheuse pour le compte de l’employeur qui œuvre dans le domaine de l’imprimerie de magazines.

[10] Le 10 décembre 1997, en tentant de retirer un chariot élévateur manuel qui était pris sous une palette, il a ressenti une douleur lombaire et un choc au niveau de la fesse droite. Le même jour, il consulte à l’urgence de l’hôpital de Drummondville. Le diagnostic émis est une entorse lombaire.

[11] Le travailleur est ensuite pris en charge par son médecin de famille, le docteur Gilles Ouellet. Le travailleur reçoit les soins et les investigations requises par son état.

[12] La lésion tarde à être consolidée. Une tomodensitométrie réalisée le 17 juillet 1998 et complétée par une résonance magnétique en octobre 1998 révèle une discopathie dégénérative au niveau L5-S1 avec une petite hernie discale foraminale droite causant une sténose foraminale avec possiblement irritation de la racine L5 droite. À partir de cet examen, le docteur Ouellet va poser un diagnostic de hernie discale centrolatérale L5-S1 droite. Le travailleur est admis au programme de réadaptation PERT. Le suivi médical se poursuit toujours.

[13] Le 27 mai 1999, le travailleur est examiné par le docteur Michel Lebel, neurologue, à la demande du docteur Ouellet. Son examen clinique, des études de conduction nerveuse et un électromyogramme ne mettent en évidence aucun changement neurogène radiculaire flexopathique ou neuropathique. Tout au plus, le docteur Lebel dit retrouver une paresthésie intermittente au niveau L5 à droite.

[14] Selon un rapport d’évaluation complété le 20 août 1999 par le docteur Maurice Lavoie du Programme PERT, le travailleur a fait un excellent programme. Il est noté une amélioration importante en physiothérapie et en ergothérapie. Il ajoute que le travailleur est dorénavant capable de faire son travail. Dans un autre document daté du 28 septembre 1999, le docteur Lavoie réitère que le travailleur a les capacités pour exécuter son travail.

[15] Le travailleur produit une réclamation pour rechute, récidive ou aggravation en date du 29 mai 2000. À la suite d’un accord intervenu devant la Commission des lésions professionnelles, il est déclaré que le travailleur a subi une rechute, récidive ou aggravation à compter du 21 décembre 2000 et non à compter du 29 mai 2000.

[16] Le 16 juillet 2001, le docteur Ferron, orthopédiste, procède à une fusion antérieure intersomatique au niveau L5-S1 avec greffon provenant de la crête iliaque gauche et instrumentation par cage de synthèse. Il s’agit de l’un des éléments retenus pour conclure à la survenance d’une rechute, récidive ou aggravation de la lésion professionnelle initiale.

[17] Le 20 novembre 2003, le travailleur est examiné par le docteur Desmarchais, orthopédiste, à la demande de la CSST. À l’issue de son examen, le docteur Desmarchais retient un diagnostic de status postfusion L5-S1. Il consolide la lésion le jour de son examen, ne recommande aucun traitement additionnel et accorde un déficit anatomophysiologique de 7 % et un préjudice esthétique de 12 %. Le docteur Desmarchais mentionne qu’en position debout, le travailleur ne peut fléchir la colonne, mais qu’en position assise, il se rend à presque 90 degrés de flexion. Le docteur Desmarchais émet des limitations fonctionnelles de classe II.

[18] Le 29 janvier 2004, le docteur Jean-Pierre Lacoursière, orthopédiste, examine le travailleur et se prononce sur les cinq sujets de nature médicale prévus à l’article 212 de la loi à l’égard de la rechute, récidive ou aggravation du 21 décembre 2000.

[19] Le docteur Lacoursière reprend l’histoire du cas. Il rappelle qu’après avoir subi la discoïdectomie au niveau L5-S1, le suivi médical a été effectué par le docteur Ouellet. Il rappelle aussi que le 9 janvier 2003, lors d’une demande d’information médicale complémentaire adressée au docteur Ouellet par la CSST, ce dernier se dit incapable de se prononcer sur une date de consolidation.

[20] Le travailleur énumère au docteur Lacoursière la médication qu’il prend et lui rapporte que ses douleurs lombaires sont pires depuis l’intervention chirurgicale et irradient à tout le membre inférieur droit, sans zone spécifique. Il y a parfois une irradiation au niveau du membre inférieur gauche mais rarement. Les douleurs l’éveillent la nuit et il ne peut dormir plus que deux heures d’affilée. Le matin au lever, les douleurs sont identiques. Elles sont augmentées par les positions statiques, debout ou assise prolongées, de même que par la position penchée vers l’avant. Il peut marcher environ 30 minutes et doit s’arrêter par la suite. Les douleurs sont augmentées par la moindre levée de poids et par tous les mouvements répétitifs de flexion, d’extension ou de rotation du tronc. Les manœuvres de Valsava sont négatives, mais les changements climatiques augmentent les douleurs alléguées. Il n’a pas de trouble sphinctérien.

[21] À l’examen objectif, le docteur Lacoursière note que le travailleur circule sans boiterie. En position debout, il y a un redressement complet de la lordose lombaire. À l’examen de la colonne lombosacrée, le docteur Lacoursière note que le travailleur peut marcher sur le bout des pieds et sur les talons. En position agenouillée sur une chaise, les réflexes achilléens sont symétriques à ++ et les cutanés plantaires sont en flexion. En position debout, les mouvements actifs assistés sont limités dans toutes les amplitudes à l’exception des rotations droite et gauche. En position assise sur le bord de la table, les réflexes rotuliens sont très vifs et symétriques à +++. Il n’existe aucune faiblesse à la dorsiflexion du gros orteil, ni à l’éversion ou à l’inversion au niveau des deux chevilles. La force est normale et symétrique. Le travailleur accuse une hypoesthésie mal définie, qu’on ne peut objectiver, qui s’étend à tout le membre inférieur droit qui ne se situe dans aucun dermatome précis. En position assise, l’extension est complète alors qu’elle était à 10 degrés en position debout. La flexion antérieure dépasse 90 degrés alors qu’elle était à 50 degrés en position debout.

[22] En position couchée sur la table, le docteur Lacoursière remarque que la manœuvre du « straight leg raising » provoque une douleur à partir de 20 degrés. Cependant, si les genoux sont fléchis à 90 degrés, le travailleur accuse les mêmes douleurs lombaires que si le genou était en extension complète.

[23] En position ventrale, il n’y a aucun spasme lombaire paravertébral identifiable. Il y a allégation de douleurs à la palpation interépineuse de L1 à S1. Cependant, la musculature lombaire est souple et non douloureuse.

[24] Dans sa discussion, le docteur Lacoursière note qu’en position debout, le travailleur demeure avec une limitation importante des mouvements au niveau de la colonne lombaire alors qu’en position assise, cette ankylose est beaucoup moins marquée. Il note aussi que le travailleur se plaint d’une hypoesthésie mal définie à tout le membre inférieur droit, très difficile à objectiver et qui ne respecte aucun dermatome.

[25] Le docteur Lacoursière ajoute qu’il tient à souligner que les greffes lombaires antérieures, contrairement aux greffes postérieures, ne génèrent la plupart du temps aucune ankylose lombaire et c’est là une de leurs caractéristiques principales.

[26] Au sujet du diagnostic, le docteur Lacoursière conclut à un status postfusion L5‑S1. Pour ce qui est de la consolidation, il constate que le temps de consolidation d’une greffe lombaire par voie antérieure est d’au maximum sept à huit mois, que celle qui a été pratiquée est bien consolidée sans retard de fusion ni pseudarthrose. Il retient donc la date de consolidation du 20 novembre 2003, tel que l’avait suggéré le docteur Desmarchais.

[27] Pour ce qui est de la nécessité d’autres traitements, le docteur Lacoursière considère que tout traitement excédant la date de consolidation lui apparaît non indiqué. Il est d’avis que le port d’un corset ne peut influencer l’évolution de la greffe lombosacrée. D’ailleurs, le travailleur lui paraît posséder une excellente musculature dorsolombaire, même au-dessus de la normale, et le seul effet d’un support lombosacré serait d’atrophier cette musculature, ce qui n’est en rien souhaitable.

[28] Le docteur Lacoursière établit le déficit anatomophysiologique à 12 % auquel il ajoute un préjudice esthétique de 12 %.

[29] En ce qui a trait aux limitations fonctionnelles, le docteur Lacoursière émet les limitations fonctionnelles suivantes :

· « Il ne peut exécuter de façon répétitive des mouvements de flexion, d’extension ou de torsion de la région lombaire;

· Il ne peut soulever, porter, pousser ou tirer de façon répétitive des charges excédant 15 kilos;

· Il ne peut garder la même posture statique que ce soit debout ou assise pour des périodes dépassant 30 à 40 minutes, sans devoir changer de position. Il peut reprendre la même position après un repos de 5 minutes;

· Il ne peut subir des vibrations ou des contrecoups à la colonne lombaire. »

[30] La Commission des lésions professionnelles remarque que cette appréciation des limitations fonctionnelles faites par le docteur Lacoursière repose sur l’excellent état de la musculature dorsolombaire que possède le travailleur, sur le fait que l’ankylose résiduelle qui persiste au niveau de la région lombaire disparaît presque complètement en position assise et qu’elle tient compte qu’une greffe lombosacrée par voie antérieure ne laisse généralement comme séquelle qu’une très petite diminution des mouvements lombosacrés.

[31] À l’audience, le travailleur invoque les limitations de mouvements au niveau de la colonne, les douleurs au dos et la prise de médicaments dont il produit la liste comme étant des éléments qui l’empêchent de reprendre son emploi. Il estime que la médication a un effet sur sa concentration, sa mémoire, son humeur, la qualité de son sommeil et il cite les extraits pertinents du Compendium des produits pharmaceutiques sur les effets secondaires de ses médicaments.

[32] L’on trouve au dossier une lettre signée par le docteur Ouellet dans laquelle il écrit avoir pris connaissance de la description des tâches d’un opérateur de brocheuses. Le docteur Ouellet est d’avis que son patient ne peut occuper un tel poste. La médication qu’il prend n’est pas compatible avec ce genre de travail sans qu’il y ait une augmentation des risques de blessure et le travail ne permet pas non plus l’utilisation d’une canne comme il le fait depuis sa chirurgie.

[33] Au niveau des activités quotidiennes, le travailleur précise que les douleurs qu’il ressent l’empêchent de faire une foule de choses. Encore hier, il est tombé à quelques reprises, sans raison. Son loisir consiste à faire de l’informatique en se levant souvent. Il ne pratique aucune activité sportive et a tendance à s’isoler socialement. Il conduit très peu sa voiture et sur de courtes distances. S’il lui arrive de devoir conduire trop longtemps, sa jambe droite devient engourdie.

[34] De la preuve médicale qui vient d’être exposée, la Commission des lésions professionnelles retient qu’il y a une nette discordance entre les limitations de mouvements rapportées par le travailleur et celles qui ont été objectivées par les docteurs Desmarchais et Lacoursière.

[35] D’ailleurs, à la suite de sa participation au Programme PERT, le docteur Lavoie qui en est le responsable a émis l’opinion que le travailleur était capable de refaire son travail. Il est vrai que ce programme a été réalisé avant la chirurgie qu’a eue le travailleur. Cependant, puisque le docteur Lacoursière prend la peine de préciser que les greffes par fusion antérieure ne génèrent aucune ankylose la plupart du temps, considérant les discordances qu’il a observées de même que le docteur Desmarchais dans les amplitudes articulaires selon qu’elles sont mesurées en positions assise ou debout, la Commission des lésions professionnelles retient que le travailleur est moins limité qu’il ne le prétend sur le plan physique.

[36] Quoi qu’il en soit, c’est à la lumière des limitations fonctionnelles émises par le membre du Bureau d’évaluation médicale que la capacité du travailleur à exercer son emploi doit être examinée. En effet, en matière de réadaptation professionnelle, la première démarche à faire consiste à déterminer si le travailleur est en mesure de reprendre son emploi prélésionnel et pour ce faire, il s’agit d’abord de vérifier si le travail respecte les limitations fonctionnelles émises[1].

[37] Le travailleur a préparé un document sur son métier d’opérateur-brocheuse qu’il produit. Il en commente chacun des paragraphes. Il ressort de son témoignage que la brocheuse est une machine qui sert à assembler, brocher, couper et empaqueter des magazines et revues de différents formats. Ce travail exige la manipulation de ballots qui seront acheminés dans les différentes unités de la brocheuse. Cela implique de pousser sur les unités, les enligner, les fixer avec des outils et pour ce faire, il doit adopter une position accroupie ou en flexion avant. Pendant que l’opération de brochage s’effectue, il doit constamment faire des ajustements. Les têtes brocheuses ne sont pas recouvertes de garde, ce qui peut être dangereux, car il lui arrive fréquemment de tomber.

[38] Après avoir été brochés, les magazines sont dirigés vers les couteaux. Il arrive souvent pendant la production qu’il doit procéder au changement d’une ou de plusieurs lames qui sont de longueurs différentes. Encore là, cette tâche implique d’adopter des positions de flexion ou d’extension.

[39] Une fois coupés, les magazines sont ensuite acheminés vers l’empileur à l’aide d’un système de courroie. Il arrive souvent qu’il faille replacer les copies si elles ne tombent pas bien.

[40] Les magazines sont ensuite acheminés vers un fourneau où ils vont être recouverts d’une pellicule de plastique qui sera ensuite chauffée pour être bien refermée. Il doit changer ces rouleaux de pellicule et pour ce faire, il a les bras au‑dessus des épaules. Un rouleau peut peser une cinquantaine de livres.

[41] Une fois ceci fait, les paquets de revues sont placés sur une palette soit par un robot ou par une ou plusieurs personnes. Il doit s’assurer que les palettes nécessaires sont à la disposition des travailleurs. Il évalue que le poids d’une palette est de 15 livres et encore plus si elle est faite de bois franc.

[42] Il arrive aussi que les paquets de revues soient déposés dans des paniers de broches. Ces paniers pèsent une vingtaine de livres. Il doit déplier ces paniers de broches qui ne sont pas formés, les monter et les pousser à l’endroit où en a besoin la personne qui empile les revues.

[43] Le travailleur doit aussi s’assurer qu’il ne manque pas de broches dans la brocheuse. Ces rouleaux sont placés à la hauteur des yeux et il doit se pencher vers l’avant pour les placer sur les cylindres. Un rouleau peut peser 40 livres.

[44] Auparavant, avant d’être blessé, le travailleur qualifie son travail d’exigeant sur le plan physique. Il était toujours en mouvements et il n’avait pas souvent le temps d’être assis. Aujourd’hui, il est convaincu qu’il ne serait plus capable de refaire le même travail.

[45] La lecture des notes évolutives au dossier concernant la détermination d’un emploi convenable nous apprend qu’une rencontre a lieu le 9 décembre 1999 chez l’employeur. Le travailleur n’assiste pas à cette rencontre qui a lieu entre un représentant de l’employeur et deux agents de la CSST.

[46] Il est indiqué que le travailleur occupe un emploi dans la section « reliure du magazine ». Il voit au bon fonctionnement de la machine qui est entièrement automatisée, et ce, avec l’aide d’un ou plusieurs aides-relieurs.

[47] Dans l’exécution de ses fonctions, le travailleur doit accomplir diverses tâches dont la description est donnée.

[48] Ainsi, il lui faut manipuler des palettes où sont empilées les parties de magazines qui vont alimenter la machine appelée brocheuse. Cette manipulation se fait au moyen d’un chariot. Il s’agit là d’une tâche que le travailleur a décrite lors de son témoignage.

[49] Il faut ensuite déposer les ballots de parties de magazines dans la palette du convoyeur. Ceci se fait au moyen d’un appareil de levage. Il n’y a pas de poids à soulever, pas de position accroupie, pas de mouvements avec des amplitudes extrêmes, pas de vibrations ou de contrecoups, que ce soit pour la première ou la deuxième tâche.

[50] Il faut ensuite apporter des rouleaux de broches avec l’aide d’un chariot, ceci quatre fois par jour. Il faut changer le rouleau de broches qui pèse un maximum de 20 kilos. L’agent note qu’il n’y a pas de position accroupie, pas de mouvements avec des amplitudes extrêmes, pas de vibrations ou de contrecoups.

[51] Il faut également manipuler et changer les lames des couteaux. Le poids maximal d’une lame est de dix livres. Le travailleur utilise un appareil à succion, cela, une fois par semaine. Encore là, il n’y a pas de posture contraignante.

[52] L’agent note également qu’il faut manipuler et changer les rouleaux de plastique. L’employeur demande que cette tâche soit effectuée par deux travailleurs, car les rouleaux de plastique peuvent peser un maximum de 50 livres. Ceci est fait une fois tous les trois jours. Le poids d’un rouleau est de 25 livres.

[53] Il est aussi question que pour 15 % de la production, le travailleur doit approvisionner la machine en insérant des petites cartes dans les magazines. Le poids de ces cartes ne dépasse pas dix livres et il n’y a pas de position contraignante.

[54] L’agent note également d’autres tâches connexes. Il est question de l’ajustement de la machine, mais il est indiqué qu’il y a un mécanicien pour ce faire. Il faut aussi débourrer la machine, déposer les magazines dans une boîte sur la table de travail, déplacer les rejets. Il est aussi question de l’entretien de la machine, mais cette tâche est confiée à un mécanicien.

[55] Interrogé sur le contenu des notes évolutives au sujet de la visite du poste de travail, le travailleur affirme que le poste visité n’est pas le sien. Pour reprendre ses termes, dans les notes évolutives, l’on parle d’un autre type de brocheuse, la « Harris » alors que la machine sur laquelle il travaillait est un véritable cheval de course. Il est exact de dire qu’il y a des aides-relieurs, mais ils sont toujours occupés.

[56] Interrogé sur les raisons pour lesquelles il n’a pas fait part de cette situation à la révision administrative et qu’il a plutôt avancé que la description faite n’est pas crédible parce qu’elle provient du contremaître qui l’a congédié, le travailleur répond qu’il n’avait pas eu le temps de relever tous les détails qu’il donne maintenant.

[57] La Commission des lésions professionnelles est sceptique face à l’affirmation du travailleur. Si erreur il y a eu sur la description du poste de travail, il est tout de même étonnant que la première mention faite par le travailleur le soit à l’audience.

[58] De toute manière, la comparaison entre les tâches décrites par le travailleur et celles apparaissant aux notes évolutives, révèle qu’elles sont similaires. De plus, la prépondérance de preuve démontre qu’elles respectent les limitations fonctionnelles émises par le docteur Lacoursière. Les limitations fonctionnelles émises réfèrent à des gestes répétitifs et il n’y a pas de mouvements répétitifs dans le travail à effectuer. Il n’y a pas non plus de vibrations ou danger de contrecoups à la colonne lombaire et de positions statiques.

[59] La Commission des lésions professionnelles ne retient pas l’opinion du docteur Ouellet. Tel que déjà dit, la question de savoir si un travailleur accidenté est en mesure de refaire son travail repose sur le respect des limitations fonctionnelles émises et les considérations avancées ne sont pas pertinentes.

PAR CES MOTIFS, LA COMMISSION DES LÉSIONS PROFESSIONNELLES :

REJETTE la requête produite le 7 septembre 2004 par le travailleur, monsieur Guy Samson;

CONFIRME la décision rendue le 20 août 2004 par la Commission de la santé et de la santé et de la sécurité du travail, dans le cadre d’une révision administrative;

DÉCLARE que le travailleur est capable de reprendre son emploi prélésionnel à compter du 30 mars 2004;

DÉCLARE que le travailleur a droit à l’indemnité de remplacement du revenu jusqu’au 30 mars 2005 puisque son emploi n’est plus disponible et qu’il est à la recherche d’un emploi semblable.

Qu’en pensez-vous ?

Guy Samson

22 mai 2009 Publié par | CSST | , , , , , , | Poster un commentaire

Comment perdre $110 000


Comment perdre $110 000

Ce n’est pas très compliqué car ça m’est arrivé avec la CSST.

C’est en effet la somme qu’ils me doivent depuis qu’une commissaire qui s’est levée du mauvais pied a rendu une décision ridicule le 3 mars 2005. Comme j’ai mentionné dans un autre message, je suis invalide mais à cause de cette décision, tous mes recours contre la CSST vont être très difficiles à faire. Cette décision bloque d’une certaine façon les prochaines demandes que je pourrais avoir à remplir.

Je suis dans l’attente d’une décision de la Régie des rentes du Québec qui doit statuer sur mon état suite à l’envoi d’une demande d’invalidité remplie par mon médecin il y a presque deux ans maintenant. Il ne faut pas être pressé avec eux car ils font tout ce qu’ils peuvent pour décourager les gens et les laisser s’appauvrir pour mieux les dominer.

Au lieu de toujours compter et de gratter les fonds de tiroir, je devrais mener une vie normale au niveau monétaire. Mes handicaps me font assez bien souffrir pour que je n’ais pas à me casser la tête pour trouver des sous.

Prenez 10 cas comme le mien et c’est un million de dollars que la CSST met dans ses coffres et des cas comme le mien, il en existe des centaines voir des milliers.

Merci de m’avoir lu

Guy Samson

20 mai 2009 Publié par | CSST | , , , , | Poster un commentaire

Mon histoire comme accidenté du travail


Alors voici mon histoire en bref

J’étais à l’emploi d’une grosse imprimerie depuis 15 ans lorsqu’est survenu mon accident de travail. J’avais 32 ans à l’époque et j’occupais un emploi d’opérateur brocheuse. Une brocheuse, est une très grosse machine pour assembler, brocher, couper et empaqueter les magazines. (7 jours par exemple)

Vers la fin de mon quart de travail de 12 heures, j’ai dû décoincer un lift qui était pris sous une palette de ballots de papier (environ 1000 livres). J’ai réussi à sortir le lift de sous la palette mais j’ai été incapable de me relever par la suite.

Je me suis rendu à l’urgence de l’hôpital ou on a diagnostiqué une entorse lombaire ou un DIM (dérangement intervertébral mineur) Ce sont 2 diagnostics qui se ressemblent beaucoup mais si vous saviez tous les problèmes que ça a occasionné !

Je me suis retrouvé en arrêt de travail pour une durée indéterminée. J’ai fait de la physiothérapie en plus des médicaments prescrits.

Mon employeur avec qui je ne m’entendais pas du tout car je représentais le syndicat pour la santé et sécurité au travail en a profité pour me faire suivre par un détective privé. Les 2 premières journées, le détective s’ennuyait beaucoup car je ne faisais aucune sortie. La 3e journée, je devais aller en physiothérapie et il y avait tempête de neige à l’extérieur. J’ai dû enlever la neige doucement pour pouvoir sortir mon auto de la cour et me rendre à mon rendez-vous.

La compagnie et le détective privé ont fait un montage des moments ou je pelletais. J’ai même une copie de cette cassette vidéo avec moi.

J’ai eu un appel de mon syndicat au mois de janvier 1998 alors qu’on était en pleine tempête de verglas ici pour me dire que la compagnie voulait me rencontrer. J’avais 2 choix, je donnais ma démission ou bien la compagnie me congédiait.

Ils m’ont congédié. Je me suis donc retrouvé sans salaire du jour au lendemain. La CSST a mis 2 mois avant d’accepter ma demande alors j’ai dû faire une demande de chômage en attendant et ça a été long aussi.

Avec l’aide de mon syndicat, j’ai contesté la décision de mon employeur de me congédier. Je suis allé en arbitrage. Cette procédure a duré tout près de 2 longues années. Et j’ai finalement gagné ma cause. Mon employeur était obligé de me reprendre avec ce que l’arbitre (juge) a écrit dans sa décision. Mais mon employeur ne s’est pas plié aux demandes du juge et a prétexté toutes sortes de choses pour ne pas me reprendre. J’ai finalement accepté un montant d’argent pour remettre ma démission.

Peu de temps après, la CSST a cessé de me verser mes indemnités et j’ai encore dû me battre. Je suis resté 2 longues années sans aucun revenu. En 2000, je suis passé devant la CLP (commission des lésions professionnelles) et j’ai gagné. La CSST a dû me verser tout ce qu’elle me devait.

Entre-temps, ma situation s’est beaucoup détériorée. On a diagnostiqué une hernie discale au niveau L5-S1. Je suis même allé en réadaptation à l’institut François Charron de Québec durant 8 semaines.

J’ai eu d’autres batailles avec la CSST que j’ai gagnées.

J’ai été opéré pour une fusion antérieure L5-S1 avec greffon iliaque gauche, instrumentation et cage de synthèse. Je suis resté dans un corset pendant plusieurs mois jour et nuit.

Depuis l’opération, rien ne va plus. Je prends beaucoup de médicaments dont de l’hydromorphone (morphine) à raison de 18mg par jour. Je me déplace soit avec une canne ou une marchette et je fais des chutes presque tous les jours. Je suis en attente pour avoir un déambulateur qui me permettra de me déplacer avec plus de facilité.

La CSST ne me verse plus aucun sou depuis le mois de mars 2005. Ça fait presque un an aujourd’hui que je n’ai rien touché. Je conteste cette décision mais je ne suis pas certain de pouvoir gagner. Mon syndicat (CSN) m’a laissé tomber car l’usine ou je travaillais est aujourd’hui fermée et ils pensent qu’ils m’ont assez défendu. Je devrai donc me trouver un avocat, moi qui ne touche aucun sou de personne.

En mars 2005, je suis passé devant la CLP et malgré le fait que je dois prendre plusieurs médicaments chaque jour comme de la morphine (hydromorphone), je fais des chutes plusieurs fois par jour, je me déplaçais avec une canne à l’époque, maintenant, j’utilise un déambulateur. La commissaire a rendu une décision disant que je pouvais reprendre mon emploi pré-lésionnel soit opérateur de brocheuse à l’imprimerie sur des quarts de 12 heures, de nuit et sur une machine immense comportant plusieurs pièces en mouvement soit des lames, des têtes brocheuse etc. Je dois aussi grimper sur cette machine et me coucher en dessous avec tous mes handicaps. Cette brocheuse fait au moins 50 pieds de long par 20 de large. C’est complètement déraisonnable de penser que je puisse refaire ce travail.

Je suis passé de nouveau devant la CLP (commission des lésions professionnelles) le 20 septembre 2007 pour une RRA (rechute, récidive, aggravation) survenue le 25 août 2005. À ce moment, je suis tombé dans les marches menant à mon sous-sol et je me suis fait très mal. J’ai passé plusieurs heures à l’hôpital. La commissaire de la CLP a rejeté ma demande en partie à cause d’une autre décision de la CLP. J’ai reçu le jugement de la CLP juste avant les fêtes soit le 20 décembre 2007. C’est plus de $60 000 que la CSST refuse de me donner alors que je suis inapte au travail selon mon médecin et plusieurs autres personnes. J’ai été totalement dévasté par cette décision.

J’ai fait appel au Ministre du travail monsieur David Whissell le 3 avril 2008 et je reçois une réponse de son attachée politique me disant que le ministre ne peut rien faire pour moi car les commissaires de la CLP ont la même indépendance judiciaire que les juges de la Cour supérieure. J’ai moins de droit que les criminels qui peuvent porter leur cause en appel même s’ils ont commis des crimes odieux.

Le 11 juin 2008, j’envoie tous mes documents au Bureau des Plaintes de la CLP. Je reçois à peu près la même réponse que celle donnée par l’attachée politique du Ministre du travail. Ça ne va pas bien!

Les douleurs au dos sont terribles. J’ai des limitations et des séquelles permanentes alors il est très difficile pour moi de travailler.

Mon médecin a rempli deux demandes d’invalidité pour moi ces dernières années. La première fois, j’ai été refusé très rapidement. Mais depuis le mois de septembre 2007, la régie des rentes étudie mon dossier. Nous sommes le 5 août 2008 et je n’ai toujours pas reçu de décision ! Les délais sont vraiment longs pour étudier une demande.

Le 21 juillet, j’ai finalement pu rencontrer un expert à la demande de la Régie des rentes du Québec soit le docteur Pedro Molina Negro. J’attends maintenant que la régie des rentes du Québec rende une décision dans mon cas et me verse la rente d’invalidité laquelle j’ai droit selon moi.

J’ai téléphoné à la Régie des rentes du Québec à 2 reprises et le docteur Pedro Molina Negro qui devait remettre le rapport de mon expertise pour le 5 août ne l’a toujours pas fait et nous sommes le 16 septembre 2008.

Le 15 septembre 2008, je me décide à aller déposer une demande d’aide sociale car j’ai épuisé toutes mes ressources financières. Ma place n’est pas sur le BS mais je dois quand même vivre en attendant que quelque chose se règle dans mon dossier soit à la Régie des rentes du Québec, soit à la CSST.

La CSST me doit à ce jour plus de $110 000. J’aimerais bien voir la couleur de cet argent de mon vivant

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Le 29 septembre, j’ai reçu la décision de la Régie des rentes par téléphone concernant ma rente d’invalidité:

Comme vous l’avez sans doute remarqué, ma rente d’invalidité a été refusée

Je n’ai pas encore le rapport du "docteur" Pedro Molina Negro mais j’en ai demandé une copie. Selon cet éminent spécialiste, je dois être incapable de faire tout travail rémunérateur pour avoir droit à une rente. C’est en plein ce que mon médecin a écrit sur la demande de rente d’invalidité que je ne pouvais faire aucun travail rémunérateur.

Comment ce spécialiste que j’ai vu durant 1:15 peut-il avoir une meilleure opinion de mon cas que mon médecin qui me suit depuis presque 15 ans. En plus, il est censé envoyer ses recommandations à mon médecin pour lui dire comment me traiter. Tout ça en moins de 1:15! Il a la science infuse ou quoi ce médecin pour tout savoir.

Selon-moi, il n’avait pas rempli le rapport tout de suite après notre rencontre du 21 juillet car j’ai appelé le 11 septembre et la régie n’avait toujours pas le rapport qui devait être déposé par Pedro Molina Negro le 5 août. Il a dû se dépêcher de remplir le rapport suite à mes 2 appels à la régie et il ne devait pas se souvenir exactement de moi. Il n’est pas jeune ce médecin.

L’âge joue beaucoup aussi dans cette décision mais faut-il absolument avoir 55 ans pour être invalide ? Les jeunes sont-ils immunisés de l’invalidité ?

C’est trop fort pour moi, j’ai hâte d’avoir le rapport entre les mains afin d’en demander la révision.

Ou est la justice dans cette histoire ?

Je suis complètement à terre, je ne comprends plus du tout ce système car je connais des gens qui ont été déclaré invalides et ils continuent de travailler au noir.

Depuis le 6 octobre sois le jour de mon 43e anniversaire, je suis sur l’aide sociale ou solidarité sociale, eux, reconnaissent que je ne suis pas apte à travailler. C’est très différent d’un organisme gouvernemental à l’autre ! Que faut-il y comprendre ?

Suis-je trop honnête pour ce système ?

J’ai demandé la révision de la décision de la Régie des rentes du Québec le 24 décembre 2008 et je suis dans l’attente de leur décision qui changera peut-être avec tout ce que j’ai écrit dans ma demande de révision. Du moins, je l’espère beaucoup.

J’ai aussi du nouveau côté CSST car je repars en guerre pour une nouvelle RRA (rechute, récidive, aggravation) survenue le 21 juillet 2008.

Le 18 janvier 2009

J’ai envoyé ma demande de RRA (rechute, récidive, aggravation) et je vous tiendrai au courant de la suite des évènements.

Le 6 février 2009 : Je suis de nouveau en contact avec la CSST au sujet de ma RRA du 21 juillet 2008. Ils étudient présentement ma demande et ont besoin de différents documents.

Le 9 mars 2009, je passe une expertise en psychiatrie à Montréal pour la régie des rentes du Québec avec le docteur Sylvain Louis Lafontaine. Ils veulent savoir si la douleur et les effets des médicaments peuvent m’empêcher de travailler selon-moi. J’en ai pour quelques mois sûrement à attendre leur nouvelle décision. Je dois avoir réussi à démolir l’expertise passée le 21 juillet 2008 avec le docteur Pedro Molina Negro.

Le 20 mars 2009, je reçois une lettre de la CSST disant qu’il refusent ma demande de rechute, récidive, aggravation car il n’y a pas de détérioration objective de mon état de santé Ce qui veut dire que je dois encore faire une demande de révision administrative et par la suite, un autre passage devant la CLP s’ils ne veulent rien comprendre.

Le 29 avril 2009, je reçois mon dossier complet de la CSST. Il pèse 6 livres et contient plus de 1000 pages

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Ce qui veut certainement dire que je m’enligne vers un passage devant la CLP encore une fois. Je ne pense pas que la révision administrative me donne raison et je devrai aller débattre le sujet en cour.

Voilà mon histoire en bref, si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas à les poser.

Guy Samson

19 mai 2009 Publié par | CSST | , , , , , | 17 Commentaires

Bienvenue sur mon Blog consacré à la CSST


Voici ce que vous pouvez retrouver sur mon forum :

Ce forum est un outils pour tous les accidentés du travail. En effet, la totalité des articles de loi touchant la CSST se retrouvent sur le forum. Je suis accidenté du travail depuis le 10 décembre 1997 et je sais comment c’est difficile de se débrouiller dans ce système gouvernemental sans aide.C’est pourquoi j’ai lancé ce forum depuis quelques années. Avant, j’avais un site web depuis 1999 environ et je trouve qu’un forum est un meilleur outils pour aider les gens qui ont des problèmes comme moi car tout se passe en direct. C’est pourquoi j’ai lancé ce forum en mai 2004. J’ai une vaste expérience dans ce domaine et si vous posez des questions sur le forum, je crois être en mesure d’y répondre.

Il n’y a rien de pire que de se sentir seul devant cette immense machine gouvernementale qui sert beaucoup plus à briser des vies et des gens que de les aider.

Je réponds à toutes les questions qui me sont posées sur le forum, par courriel ou par message privé.

Si vous désirez en savoir un peu plus sur moi, vous pouvez lire ma présentation ici mise à jour le 29 avril 2009 :

http://www.csst.biz/forum/index.php?showtopic=901Je dois ajouter que je ne suis ni avocat ni médecin. Toutes les réponses viennent de mon expérience avec la CSST, le BEM et la CLP ainsi que celle des autres membres du forum. Il n’y a absolument aucun frais demandé, je fais ce travail bénévolement et j’accepte les dons si vous êtes satisfaits des réponses obtenues Ce forum est mon unique source de revenu depuis des années. Vous avez un lien à votre droite pour faire un don, qu’il soit grand ou petit, tous les dons sont fort appréciés.

Notre base de donnée s’agrandit de jour en jour et vous devriez trouver des réponses à vos questions. De plus, depuis le 18 avril 2008, les membres sont en train de remplir plusieurs sections en y ajoutant de la jurisprudence afin de vous aider dans vos démarches.

Venez nous rejoindre sur le forum afin de partager vos histoires avec nous et lire les nôtres.
Nous sommes maintenant plus de 940 membres sur ce forum qui vivent les mêmes problèmes que vous ou presque. Et nous sommes là pour vous aider.


Guy Samson

Quelques sections du forum ne sont pas visibles pour les non-membres alors n’hésitez pas à vous inscrire afin de tout voir

17 mai 2009 Publié par | CSST | , , , | 41 Commentaires

5e anniversaire du forum


Bonne fête au forum

Qui aurait pu penser lorsque je travaillais tout seul dans mon sous-sol à inscrire des articles de loi qu’un jour, j’allais célébrer le 5e anniversaire de ce forum avec plus de 935 membres et beaucoup d’amis auprès de moi.

Je n’aurais jamais pensé à un tel succès même si je le souhaitais sans vraiment m’en rendre compte. Je vivais des moments difficiles avec la CSST et je souhaitais que ça n’arrive pas à d’autres accidentés du travail. J’étais rempli de bonne foi et je le suis encore.

Ce forum va continuer de grandir et il attirera encore des dizaines voir des centaines de membres et une association va naître de cette lueur d’espoir que j’avais il y a 5 ans maintenant.

Je tiens aussi à vous remercier vous les membres et mes amis à croire en ce beau projet et en m’aidant à répondre à toutes les questions qui sont posées sur le forum chaque jour. Sans votre aide et votre appui, je ne fournirais plus à la demande car j’ai aussi beaucoup de demandes qui arrivent à tous les jours dans ma boite de courriel.

Je souhaite une longue vie à ce forum et à ses membres. Bientôt, nous ferons une plus grande différence dans la vie des accidentés du travail.

Vous pouvez voir le forum Mon Forum Sur La CSST

Guy Samson

16 mai 2009 Publié par | CSST | | Poster un commentaire

Se regrouper pour se défendre face à la CSST


Bonjour,

Nous sommes présentement 940 membres sur Mon Forum Sur La CSST et nos membres ont déjà posté plus de 27 600 messages ce qui en fait le plus gros forum du genre.

Ce forum célébrera ses 5 ans le 8 mai prochain. Ce qui veut dire que ce forum est très viable.

Je songe donc à former un organisme à but non lucratif afin de continuer cette belle mission qui est d’aider et d’éduquer les accidentés du travail. Car il faut bien savoir que lorsqu’une personne a le malheur de se blesser au travail et qu’elle doit affronter seule la CSST pour la première fois, cette personne a bien besoin d’aide pour connaître la procédure à suivre et démêler tous les termes employés par cet organisme comme: clp, bem, rem, révision administrative et bien plus encore.

Je fais ce travaille bénévolement depuis 5 ans maintenant, je touche des dons à l’occasion, mais je pense qu’avec une plus grosse organisation, je pourrais en faire plus avec l’aide de mes membres et les accidentés du travail seraient beaucoup mieux servis.

Je dois aller suivre une formation afin d’apprendre comment lancer une association ou un organisme à but non lucratif. Après, je serai mieux outillé pour me lancer dans cette belle aventure et continuer à faire ce beau travail d’aide et de sensibilisation toujours avec l’aide de mes membres.

Les accidentés du travail peuvent toujours trouver de l’aide auprès d’un avocat mais il ne prendra pas des jours et des jours pour leurs donner des réponses et ils devront payer la facture tandis que sur le forum, les accidentés reçoivent des réponses à leurs questions presque instantanément et ils peuvent poser des questions à volonté sans que ça ne leur coûte un sou.

Guy Samson

16 mai 2009 Publié par | CSST | , , , , | 3 Commentaires

Voici pourquoi je ne touche plus un sou depuis le 30 mars 2005


Voici pourquoi je ne touche plus un sou depuis le 30 mars 2005 de la part de la CSST malgré mon état qui se dégrade :

Lettre envoyé au ministre du travail:

Monsieur le ministre,

Je me dois de faire appel à vous afin de corriger une injustice commise à mon égard par la CLP. J’ai en effet reçu le 20 décembre dernier le rapport de la CLP concernant une audition passée le 20 septembre 2007 pour une rechute, récidive, aggravation survenue le 25 août 2005. J’ai perdu cette cause car malgré mes nouvelles incapacités soit me déplacer avec un déambulateur prescrit par un physiatre, un médecin et payé par la RAMQ suite à une évaluation complète, la prise de morphine et autres médicaments et le fait que je chute plusieurs fois par jour, ils n’ont rien trouvé d’objectif dans mes divers examens. Il y a détérioration de ma condition et de ma colonne vertébrale mais je n’ai pas perdu de morceau donc, rien d’objectif à leurs yeux.

Mais ce qui me trouble le plus est survenu 5 mois avant ma rechute soit le 3 mars 2005. La CLP a alors statué que je pouvais reprendre mon emploi pré-lésionnel malgré l’avis de mon médecin qui disait que c’était dangereux pour mon intégrité physique et celle des autres que je reprenne ce travail. Mon médecin dit en effet que je suis inemployable soit invalide. Une demande de rente d’invalidité est en cours de traitement à la régie des rentes.

La commissaire Lise Collin a dit dans sa décision que je pouvais reprendre ce travail qui s’effectuait de nuit, sur des quarts de 12 heures. Que je pouvais refaire ce même emploi très physique car on arrête pas de se déplacer pour faire des ajustements sur la machine qui fait au moins 50 pieds de long par 20 pieds malgré le fait que j’utilisais une cane pour me déplacer à l’époque, que je faisais et fais encore plusieurs chutes par jour parce que lorsque la douleur est trop grande, je tombe sans avoir le temps de réagir et c’est plein de pièces en mouvement souvent sans garde de protection sur la machine qui possède aussi plusieurs lames de grandes dimensions, malgré tous les médicaments que je prenais dont de la morphine qui affecte la coordination, l’humeur, le sommeil, le temps de réaction etc.…Je devais aussi me coucher sous cette machine pour faire certains ajustements et grimper dessus à une hauteur de plus de quatre pieds très souvent. De plus, lors de l’audition, la commissaire s’est servie d’une description de tâches qui n’existe pas. La description a été donnée lors d’une visite d’un agent de la CSST par le contremaître qui m’a congédié suite à mon accident de travail. Aussi, lors de la visite de l’agent de CSST, elle ne s’est pas servie de mon véritable poste de travail car il ne fonctionnait pas cette journée là. Autre fait, j’aurais dû être invité lors de cette visite selon la loi. Je n’en ai pas été avisé ni même les membres du syndicat. Tout c’est fait dans le secret ce qui est non conforme à la loi. Lors de l’audition, j’ai fourni une description de tâches conforme à ce que je faisais comme travail et elle n’a pas été prise en considération. J’avais aussi une lettre de mon médecin lors de l’audition disant que je ne pouvais refaire ce travail mais cette dernière lettre a été ignorée par la commissaire.
Je vous demande donc monsieur le Ministre de réparer cette grave erreur commise à mon égard qui fait de ma vie un véritable enfer.

La décision de la CLP est finale et sans appel. Même si la commissaire se foutait de moi cette journée-là, je ne peux rien faire car ils ont la même immunité que les juges de la Cour Suprême. Cette commissaire a démoli ma vie et maintenant, toutes mes contestations sont liées à cette ridicule décision !!!

C’est pas facile
Bonne journée
Guy

16 mai 2009 Publié par | CSST | , , , , | Un commentaire

   

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